Neuvaine pour l’ordination de James

Neuvaine pour l’ordination de James

Vierge Marie, Mère du Christ Prêtre, Mère des prêtres du monde entier,
Vous aimez tout particulièrement les prêtres, Parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils unique.
Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, Et vous l’aidez encore dans le ciel.
Nous vous en supplions, priez pour les prêtres, Priez le père des cieux pour qu’il envoie des ouvriers
à sa moisson.
Priez pour James que le Christ appelle au sacerdoce Le 27 juin 2021.
Donnez-lui la grâce de correspondre toujours mieux à votre fils, Celui qui se fait serviteur de ses frères
Et donne sa vie pour ses brebis. Donnez-lui la force de nous donner les sacrements Pour nous guider sur le chemin de la sainteté.
Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père, Les prêtres dont nous avons tant besoin,
Et puisque votre cœur a tout pouvoir sur lui, Obtenez-nous, ô Marie,
Des prêtres qui soient des saints.
Amen.
Notre-Dame du Sacerdoce, priez pour nous, Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous.

Éditorial du Père Simon – juin 2021

Éditorial du Père Simon – juin 2021

La réouverture des restaurants, des cinémas, des commerces, de nos maisons paroissiales et d’autres espaces publiques, serait-elle un signe d’espérance qui nous permet de rêver voir le bout du tunnel de la crise sanitaire ? Non, n’allons pas trop vite ! Les mesures barrières n’ont pas changé. Le mode de vie reste le même.

Un malade mental (fou) disait aux passants bien portants: « Eh toi ! Il faut te vacciner, sinon, tu vas repartir encore en prison. Regarde-moi, je ne fais pas comme toi, je respecte la distanciation… » . Et un autre bien portant, réagissant aux dires du « fou », dit : « en fait, il a raison ! ».

La jauge de la situation sanitaire de demain serait notre bonne conduite durant ce temps qui s’ouvre. Mais la tentation est grande. Saurions–nous éviter de tomber dans le piège du laxisme ? Du « laisser- aller » ? C’est à chacun d’être responsable, pas seulement de sa vie, mais aussi responsable de la vie des autres.

Le vaccin serait peut-être l’un des moyens qui nous protégerait et nous aiderait à retrouver nos beaux moments d’hier. Que chacun écoute sa conscience et engageons – nous tous sur une voie qui serait salvifique pour chacun et pour notre humanité.
Nous avons besoin de la liberté de nous déplacer, de nous réunir et de la sécurité sanitaire pour bien vivre les événements de cet été : le baptême, la communion, le mariage, l’ordination, la première messe de James et l’au revoir du Père Cyrille le 4 juillet.

Le dimanche de la Pentecôte, comme les disciples d’Emmaüs nous disions: « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? ». Nos cœurs brûlaient et nous avions reçu en abondance l’Esprit-Saint, le défenseur, le guide, le consolateur que Jésus nous a donné, pour que nous soyons une Eglise pas cloitrée, mais en sortie, proche des hommes.

Demandons que l’Esprit Saint nous assiste et nous protège contre la peur et le laxisme. Que Marie intercède pour nous auprès de son fils.

Homélie 2ème dimanche de Pâques

Ce dimanche est d’un caractère exceptionnel, tout d’abord parce qu’il s’inscrit dans la ferveur de la joie pascale, mais surtout parce qu’il marque la célébration de la divine miséricorde, tel que voulu par le Seigneur Jésus lui-même, lors de ses conversations privées avec Sœur Faustine dans un monastère de Plonk en février 1931 en Pologne. Cette fête qui se célébrait dans l’archidiocèse de Cracovie dès 1985, va progressivement gagner toute la Pologne chrétienne, avant d’être instituée en avril 2000, sous le pontificat du pape Jean-Paul II, en une fête de toute la chrétienté catholique. À Sainte Faustine, Jésus a dit:  » Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde. Je désire que la fête de Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je devance tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde, toute âme qui se confessera et communier à recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces « . Cette fête que nous célébrons avec toute l’Eglise universelle émane donc de la volonté de notre Seigneur Jésus-Christ lui-même. Elle va dans le sens de l’enseignement de l’Eglise et s’harmonise avec le contenu de la Révélation, qui nous dit que notre Dieu est un Dieu plein de miséricorde. La miséricorde est un geste de pur amour. Elle est l’expression du grand désir de Dieu de sauver et de racheter l’humanité entière et sa création. Dieu nous invite seulement à nous ouvrir et à accueillir sa miséricorde toute offerte et donnée gratuitement.
La fête de la miséricorde divine s’énonce comme une réponse au jansénisme, cette hérésie qui défigure le visage d’amour de Dieu et nous confine dans une peur stressante et angoissante de Dieu. Le jansénisme nie en effet la miséricorde de Dieu tout en livrant une image erronée et étriquée de Dieu. Sans la miséricorde, Dieu serait vidé de sa substance, parce qu’il n’aurait plus en lui l’amour pour aimer, pour créer, pour être providence et pour nous pardonner.
La miséricorde se décline comme une grâce que nous devons tout simplement accueillir en nous reconnaissant comme de pauvres pécheurs. Et en ne mettant pas d’obstacle à la miséricorde de ce Dieu qui vient à notre rencontre avec des réflexions de ce genre:  » Je ne pense pas que Dieu puisse me pardonner. »
Non bien-aimés frères et sœurs dans le Christ, éloignons de cet anthromorphisme qui nous fait dire de Dieu ce qu’il n’est pas. Il est l’Etre bon par essence et par définition. Revenons donc au Seigneur quelque soit le poids, le nombre et la gravité de notre péché. L’une des plus grandes offenses que nous puissions faire à Dieu, c’est de douter de sa miséricorde, ou encore d’imposer des limites à l’action de sa miséricorde. La fête de la Divine miséricorde retentit comme l’écho prolongé des textes du temps de carême:  » Revenez à moi, je ne suis qu’amour et bonté. » Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est miséricordieux « .
Dieu ne peut pas se contredire en nous incitant à l’imiter et en retenant contre dans un même temps, nos péchés. En lui il n’y a pas de principe de contradiction, (pour emprunter cette expression d’Aristote) .
C’est plutôt l’homme qui refuse la miséricorde en s’enfermant par suffisance et orgueil dans le péché, dans un refus obstiné de s’améliorer et de demander pardon. Nous pouvons voir cela dans l’épisode du péché originel dans le livre de la Genèse. Dieu cherchant Adam et Ève, qui s’étaient cachés à cause de leur faute, qui les avait à nu devant Dieu. Dans l’échange qui s’ensuit, aucun des deux ne demande pardon. L’un et l’autre cherchent un bouc émissaire sur qui rejeter la responsabilité de leur faute. Et c’est bien cela notre péché.
Jésus l’initiateur de cette fête de la miséricorde divine, nous montre encore aujourd’hui, à travers l’évangile de ce jour les preuves de sa miséricorde.
« Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leurs seront remis. Ceux à qui vous maintiendrez leurs péchés, il leur seront maintenus. » Par ses paroles, Jésus institue le sacrément de la pénitence et de la réconciliation. Il choisit ses apôtres comme les gérants et les intendants de ce sacrément, aujourd’hui exercé par les prêtres. On ne peut croire en sa miséricorde et refuser de le rencontrer dans ce sacrément où se déploie à profusion sa miséricorde. Les prêtres ne sont que des instruments. Ils ne nous jugent pas. Ils ne retiennent pas nos péchés dans leur mémoire… Tout comme nous prenons soin de notre hygiène corporelle, il nous faut prendre soin de l’hygiène de notre âme par le sacrément de la pénitence.
A l’annonce de la résurrection, les premiers à mettre en doute l’événement de la résurrection sont des personnes du cercle de Jésus, et non pas les détracteurs de Jésus. Il y a de quoi à être scandalisé et même énervé. Et pourtant Jésus garde son calme. Il revient à plusieurs reprises pour se manifester à eux, en l’occurrence à Thomas, qui mettait en doute le témoignage des 10 autres. Il maintenait sa foi sur l’évidence d’un constat à partir de ses sens. Thomas, un pur empiriste de la foi pourrait on dire aujourd’hui. Jésus fait des reproches à Thomas: « Ne sois pas incrédule, sois croyant ».
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Telle est la parole que Jésus nous adresse aujourd’hui, en nous invitant à ne pas nous focaliser essentiellement sur l’évidence de nos sens pour croire en lui. Les témoignages et les signes qu’il accomplit, sont pour nous autant de repères et de preuves de sa résurrection. Et l’expérience de la miséricorde divine est une preuve de la résurrection, de son amour pour nous encore aujourd’hui. Soyons aujourd’hui des apôtres, des messagers, de sa résurrection et de sa miséricorde. A toutes ces personnes découragées et emprunts au doute, apportons leur, l’heureuse nouvelle de la miséricorde. Dieu peut tout pardonner. Et soyons-nous mêmes des témoins de cette miséricorde, en pardonnant, c’est cela le signe de l’homme ressuscité avec le Christ.

Bonne fête de la Divine miséricorde.

P. Cyrille Muriel Yapi
Paroisse saint Martin de l’Isle Crémieu

Première Communion pour des jeunes de la paroisse

Dimanche 31 janvier, au cours de la messe des familles, Andréa, Ange, Clémence, Enzo et Hadrien recevaient, pour la première fois, le corps du Christ, entourés des enfants du caté.
Ces cinq enfants ont montré beaucoup de persévérance dans leur désir de communier, car, après plusieurs années de catéchisme, ils auraient dû faire leur première communion au printemps 2020.
Les circonstances sanitaires ont fait qu’ils n’ont pu recevoir le sacrement de l’Eucharistie que ce dimanche, après s’être retrouvés deux samedis pour se préparer à ce beau jour et recevoir le sacrement de réconciliation. C’est dans la joie et le recueillement que ces enfants se sont approchés de la Saint Table, que cette première soit suivie de beaucoup d’autres !

La restauration du chemin de croix de l’église Saint Christophe à Chamagnieu

Le chemin de croix de l’église Saint Christophe

 

18 juin 2021

Début décembre 2020, un évènement est passé inaperçu pour la plupart des paroissiens.
Après plusieurs mois de nettoyage, de lutte contre les insectes xylophages, de soins minutieux dans les ateliers de Caroline SNYERS, restauratrice du patrimoine et de ses collègues, le chemin de croix a repris sa place sur les murs de l’église de Chamagnieu.
Ce chemin de croix est composé de 14 tableaux peints sur toile végétale, de 125 cm de haut sur 70 de large. Leurs cadres en bois doré et mouluré sont surmontés de croix fleuronnée.
Il a été peint par Lucien CHOVET, à Paris, dans la seconde moitié du XIXème siècle. L’atelier de cet artiste a créé de nombreux chemins de croix que l’on retrouve aux 4 coins de France et à Ottawa.
Lors de la rénovation de l’église en 1999, plusieurs tableaux ont souffert de leur dépose et ont été déchirés. La chute de 2 stations en 2019 a incité la commune et l’Association des Amis de Patrimoine à travailler de concert pour trouver les subventions nécessaires aux travaux de restauration et au suivi du projet.

Un chemin de croix, qu’est-ce ?

Dans la liturgie chrétienne, le chemin de croix est un acte de dévotion dans lequel le fidèle commémore la Passion du Christ. Le récit de la passion, de l’arrestation de Jésus jusqu’à sa mise au tombeau se lit sur divers supports : tableaux, statues, plaques, monuments ou crucifix et appelés « stations ». L’apparition de cette pratique remonte au bas -Moyen Age, durant la période du retour des croisades. Le nombre de stations variait de 7 à 37. Au XVIIème siècle, les Franciscains généralisent l’installation de chemins de croix dans leurs églises, avec l’aval du pape Innocent XI. En 1742, Benoit XIV réglemente l’installation des stations. Le nombre de 14 stations s’impose en Italie, en grande partie par le travail de Saint Léonard de Port-Maurice, franciscain italien décrit comme « l’apôtre du chemin de croix ».
Les scènes permettaient aux fidèles qui ne pouvaient pas réaliser de pèlerinage de célébrer la Passion du Christ. Au XIXème siècle, de nombreux prêtres ont utilisé ce moyen pour faire revivre la pratique religieuse après la Révolution française.

Comment prier le chemin de croix ?

La prière du chemin de croix se vit durant le carême, le vendredi à 15h, en commémoration de la Passion du Christ. Devant chaque station, les fidèles prient, écoutent une Parole d’Evangile et chantent hymnes et psaumes.(voir dans notre carnet de chants)
Lorsque nous suivons Jésus sur cette « via crucis », c’est lui qui nous montre sa présence. Le Chemin de Croix, c’est Jésus qui souffre pour nous, et avec nous.

« Dans la Croix du Christ, il y a tout l’amour de Dieu, il y a son immense miséricorde. Et c’est un amour auquel nous pouvons nous fier, auquel nous pouvons croire. » 

Pape François

A Chamagnieu, la prière du Chemin de croix aura lieu vendredi 5 mars à 15h.

Une année avec Saint Joseph

Une année avec Saint Joseph

Le pape François avait décrété une année spéciale dédiée à saint Joseph à l’occasion du 150e anniversaire. Saint Joseph était proclamé Patron de l’Église universelle. Cette année a commencé le mardi 8 décembre 2020 et s’achèvera le 8 décembre 2021. Pour nous aider, pendant ce temps de carême qui commencera le 17/02/2021, je nous invite à méditer sur l’extrait d’un des aspects de la vie de Saint Joseph : « Père dans l’accueil »

Joseph accueille Marie sans fixer de conditions préalables. Il se fie aux paroles de l’ange. La noblesse de son cœur lui fait subordonner à la charité ce qu’il a appris de la loi. Et aujourd’hui, en ce monde où la violence psychologique, verbale et physique envers la femme est patente, Joseph se présente comme une figure d’homme respectueux, délicat qui, sans même avoir l’information complète, opte pour la renommée, la dignité et la vie de Marie. Et, dans son doute sur la meilleure façon de procéder, Dieu l’aide à choisir en éclairant son jugement.

Bien des fois, des évènements dont nous ne comprenons pas la signification surviennent dans notre vie. Notre première réaction est très souvent celle de la déception et de la révolte. Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent. C’est seulement à partir de cet accueil, de cette réconciliation, qu’on peut aussi entrevoir une histoire plus grande, un sens plus profond.

Il faut laisser de côté la colère et la déception, et faire place, sans aucune résignation mondaine mais avec une force pleine d’espérance, à ce que nous n’avons pas choisi et qui pourtant existe. Accueillir ainsi la vie nous introduit à un sens caché. La vie de chacun peut repartir miraculeusement si nous trouvons le courage de la vivre selon ce que nous indique l’Évangile.
Nous mettrons en valeur le sacrement de la réconciliation et aiderons à faire à travers des conférences, que ce temps de carême soit pour chacun un temps de conversion pour mieux s’apprêter à accueillir le message de vie : la mort et la résurrection du Christ.