Fête de fin d’année pastorale
Dans une église bien pleine, nous étions réunis ce dimanche 28 juin, pour dire au revoir au Père Simon et le remercier pour ces 10 belles années passées avec nous.
Ce fut une journée exceptionnelle, chargée d’émotions. Emotions ressenties par toute une paroisse lors de la messe de départ de son pasteur, le père Simon Mahoungou.
Lors de son homélie, le père Simon confia la continuité de la mission aux personnes engagées dans les différents services pour seconder son successeur, le père Jean-Baptiste.
Puis, lorsque la chorale entame le chant congolais, le père Simon, d’abord un peu surp
ris, fut très ému… Toute l’église entière a vibré en priant, chantant et applaudissant.
Enfin, lorsque le père Simon dans sa lettre d’au revoir, a remercié tous les paroissiens et surtout cette belle jeunesse qui s’est mise en route pendant ses 10 années de sacerdoce dans notre paroisse, nous pouvions voir quelques larmes couler sur les joues des paroissiens.
La fête s’est poursuivie dans un magnifique parc prêté par un généreux paroissien avec apéritif et barbecue, et malgré la canicule, de nombreux paroissiens étaient présents.
Thierry a su magnifiquement retracer ses 10 années à travers un discours succulent et profond plein d’anecdotes et de clins d’œil.
Mme la maire Isabelle FLORES était présente avec deux conseillers. Elle a aussi fait un petit discours en rappelant la veillée de Noël durant laquelle le Père Simon lui avait demandé de remonter la nef de l’église avec lui ; il lui avait dit, « je serai le père et vous la maire ! »
Enfin, un cadeau fut remis au père Simon : une statue du « bon berger » qui symbolise ce qu’était le père Simon pour ses fidèles. De plus, une icône de Sainte Thérèse en préparation lui sera remise bientôt.
Un repas partagé clôtura la journée et fut apprécié par l’ensemble des participants, dans la bonne humeur et la joie d’être ensemble. Et dans une ambiance joyeuse et chaleureuse, petits et grands ont partagé tous leurs souvenirs !
Discours de Thierry suivi de la prière du pape Saint Jean XXIII.
Introduction
Cher Père Simon, très cher Père Simon,
Le voilà ce moment si fatidique et si redouté de ton départ annoncé. La menace n’est pas d’hier et je vais le dire assez crument, je ne partage pas et nous ne partageons pas tous je crois cette idée qu’il fallait que tu partes…
Mais voilà la chose a été décidée en vérité, sans que vraiment nous ayons eu notre mot à dire…
C’est comme ça. Nous les brebis qui te connaissons et nous les brebis que tu connais, même si en toute logique ce départ paraissait inéluctable, pour nous il ne l’était pas. Mais bien sûr nous allons obéir et suivre notre nouveau pasteur avec élan joie amitié, et amour. Je suis convaincu qu’il sera un bon héritier.
D’abord pour suivre le Christ mais aussi pour faire ce que, pas à pas tu nous as enseigné pendant 10 ans.
Servir, aimer, aimer notre communauté, dépasser nos différences parfois profondes, dépasser nos blessures, pour ici-même et dès maintenant dessiner un petit peu et timidement comme on peut, les contours encore naissants du paradis que l’on espère avec tant de force. Car nous savons ce que veut dire croire et aimer selon notre foi.
Mais avant même d’aller plus loin et dire peut-être ce que nous n’avons jamais osé prononcer avant, je voudrais que tu puisses entendre, de tes paroissiens quelque chose dit avec force, avec amour, avec tendresse aussi avec tout notre cœur, comme peut-être tu n’as jamais pu l’entendre avec autant d’énergie malgré que parfois tu nous l’ai demandé avec une insistance têtue.
Tous ensemble au risque de presque plus jamais l’entendre ensuite…
Tous ensemble nous te disons
« Bonjour Père Simon »
Oui
« Bonjour Père Simon….
Mais aujourd’hui cher Père Simon si l’on te dit « Bonjour » avec autant de force en fait paradoxalement, c’est pour te dire au revoir avec autant d’émotion que l’on exprime en souriant ce « Bonjour » si emblématique et que nous ne connaissons de personne d’autre que toi, car c’est Ta signature et quelle signature ! Ce que nous vivons est un moment fort qui nous affecte. Tu nous quittes et ce n’est pas facile de voir notre bon Père Simon s’éloigner sur sa barque doucement mais sûrement vers d’autres eaux. Déjà la tristesse se fait sentir parmi nous et même si nous voulons encore sourire en ce jour ce sont aussi les larmes qui viennent gentiment s’inviter aux coins de nos yeux…
Seront-elles visibles ou simplement secrètes, elles sont de toutes façons l’expression de nos cœurs émus.
souvenirs
Mais… sourions encore, et évoquons nos souvenirs qui sont aussi nos trésors et pour longtemps. Alors ces moments emblématiques de nos débuts de messe où avec ta voix unique et forte de Stentor tu arrivais à faire trembler les colonnes de l’église et nous impressionner tous…
Un appel aussi à tes brebis à s’engager derrière toi et en début de messe, cela n’était pas inutile, ne sachant pas toujours vraiment, combien de temps cela pourrait durer, il fallait que cette entrée en matière soit encourageante…
Tu es arrivé sur notre Paroisse comme vicaire du Père Malraison, et avec une discrétion et une humilité en fait surprenante. Au début en tout cas dans mon souvenir tu ne disais pas grand-chose, un temps en quelque sorte de réserve ? Notre accueil il faut le dire a été moyen, on ne s’était pas trop occupé de ton logement de Trept, d’ailleurs, nous n’en ayant rien dit tu faisais ainsi de la preuve de ta résilience. C’est peut-être elle qui a fini par nous attirer, car si toujours discret, pour autant toujours pertinent, amicale, notre curiosité et notre confiance en ont été très encouragées. Ce qui est sûr c’est que petit à petit nous avons découvert ta Foi, si forte et si emblématique.
L’Afrique, il est vrai et le Congo avec ses guerres fratricides, t’ont forgé un courage hors norme, mais pas n’importe quel courage, le courage de la confiance en Dieu une confiance inébranlable. Combien de fois là-bas, t’es-tu retrouvé dans des situations impossibles, menacé de mort imminente, prisonnier, sous la menace des armes, et finalement sauvé in extrémis par l’intervention de la Providence. Par exemple, alors que tu risques d’être exécuté par un groupe d’hommes qui t’a attrapé, un enfant de la partie adverse passe par là, dit te connaître assez pour demander résolument et avec insistance que tu sois épargné jusqu’à ce que tu sois, vraiment relâché indemne, ouf !
…Un enfant passait par là, la Providence sans doute ouf !
Cette proximité avec le danger t’a sans doute forgé une Foi profonde et une Confiance sans limite en Dieu. Cette confiance que tu as, nous l’avons sentie et vécue tout au long de ton parcours ici. Nous avons perçu que tu étais comme ceux du film d’animation « Indestructibles ».
Ta confiance t’habite, ta confiance rayonne.
Bien sûr, tu es ici, notre père, mais aussi notre frère assez musclé corps et âme pour nous défendre et pour que nous ayons ainsi l’envie de te suivre et d’être avec toi. D’une façon pas très respectueuse (une fois de plus…), je te comparais à un culbuto, vous savez ces petits jouets lestés qui se redressent toujours.
Le Père Simon prend des coups mais jamais il n’en est profondément affecté, il se redresse toujours. Petit à petit nous t’avons reconnu comme notre bon berger, notre pasteur notre référence, notre autorité.
Cher père Simon, une fois ta parole dite, nous avons toujours essayé de te suivre. C’est vrai tu nous as donné le goût de te suivre dans la Foi. Et une Foi jamais prise en défaut. C’est une Foi affirmée et sans le doute, à l’image de toi-même. A l’Église, dans le chœur on te sent heureux pleinement heureux, à ta place préférée. C’est un peu ton jardin…
Et même, si cela est possible, tu es encore un peu plus heureux, quand cela peut durer encore un peu plus…
Donnant ce sentiment qu’avec tes paroissiens rassemblés, tu te sens encore plus fort. Tu as fait de nous ta joie et celle-ci… dans son élan, nous devient contagieuse. Qui n’aura pas remarqué ton très grand sourire, ton rire aussi à la fin de la messe sur le parvis de l’église ?
Comment ne pas évoquer ici notre pèlerinage sur les pas de sainte Thérèse à Lisieux en 2025. Tu nous as entrainé une fois de plus, avec un élan enthousiaste, dans une grande aventure qui aura marqué pour très longtemps la Paroisse. Que s’est-il passé à Lisieux durant ce temps peu ordinaire ?
Un temps d’une rare fraternité et de conversion, d’une grande force qui aura sans doute transformé en profondeur plusieurs d’entre nous ,cœurs & âmes. Un souffle de bénédictions nous aura été donné, beaucoup de témoignages l’auront authentifié.
« Sainte Thérèse avec la Paroisse », tu auras donc initié, la naissance d’une nouvelle complicité.
Plus récemment, à la messe du dimanche 7 juin par exemple, l’église était pleine, jour de baptêmes et de premières communions, et nous sentions ta joie, en portant le bel ostensoir au-dessus de ta tête, joyeux, de passer encore parmi nous en cette fin de messe. Et bien, après pourtant deux heures de cérémonie, le temps était vraiment suspendu, magique !
Combien de fois tu auras suspendu le temps pour nous face à Dieu ? Et ce temps suspendu dans la relation à Dieu c’est tout de même exceptionnel. Quelle chance inouïe pour nous. Avec un peu de recul et sans exagérer, tu opères sur tes paroissiens une attirance vers Dieu, mystérieuse et incontestable. Au l’Institution, Sœur Emmanuelle, tu auras entrainé encore récemment une quarantaine de jeunes vers le catéchuménat, effet, sidérant tout de même. Ta Foi fait des petits…c’est un constat.
lettre anonyme ?
Maintenant, Père Simon je dois te dire quelque chose de moins heureux et qui ressemble à une confession, donc me concernant, pas forcément terrible, tu me connais assez maintenant. J’avoue qu’en cachette, j’ai écrit une petite note à tes futurs paroissiens pour charitablement les prévenir et pour préciser quelques points sur ta personnalité peu ordinaire, car franchement ces âmes-là, dont tu vas avoir la charge, méritaient aussi d’être prévenues…
Cette note je te la dévoile aujourd’hui en publique et d’avance je t’en demande bien pardon, mais de toutes façons c’est trop tard car je l’ai envoyée il y a un déjà un moment et en plusieurs exemplaires. Pour faire bonne mesure et être crédible, J’ai commencé ce papier, comme le fait Saint-Paul très souvent dans ses lettres.
J’en lis le texte
« Frères … nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance »…il ne faut pas que vous soyez abattus ou même inquiets, car simplement le Père Simon arrive… Il faut seulement que vous preniez connaissance de quelques points qui vous aideront à vous habituer voire à vous convertir. Les voilà… Ne vous étonnez point, Le Père Simon a une voix forte, cela n’a rien à voir avec son humeur, c’est sa voix, sa voix naturelle, il faut s’habituer.
Même les sourds entendent, c’est déjà un premier miracle.
Deuxième miracle inutile de changer la sono si elle cassée, ce n’est pas grave… il n’ en a pas besoin. « Une grosse économie en perspective pour votre paroisse ». Mais tout de même avec sa grosse voix, il peut arriver à se fâcher un peu, comme par exemple ( histoire vécue), durant un enterrement, et dire à ceux irrespectueux au fond de l’église : « vous…là-bas, au fond qui papotez bruyamment, vous rirez moins quand vous serez dans la boite ».
Donc un petit conseil, pendant les enterrements, gardez le silence et le respect, sinon, ça peut tomber…
Et …j’en viens aux homélies. Sur les homélies des curés, généralement entre paroissiens, on dit des choses assez désagréables, sur le sujet, au point, que parfois on ne peut même plus se confesser à son propre curé car il pourrait se vexer…. Donc chers amis qui allez bientôt accueillir le Père Simon je préfère vous avertir. Le Père Simon peut faire de très longues homélies et je vous conseille, si c’est le cas, d’éviter de quitter l’église trop précipitamment…. C’est forcément mal vu et même cela peut être enregistré dans son petit calpin personnel…
Je ne connais pas vos mœurs locales mais c’est un conseil d’ami.
D’abord le Père Simon, fait de très belles homélies et souvent la fin mérite spécialement d’être écoutée. Raccourcir une homélie avec un départ, fusse-t-il discret au fond de l’église, vaut, c’est le tarif, un allongement du purgatoire, de la même durée, et c’est garanti. Puis, parfois aussi, le Père Simon se répète et souvent plusieurs fois…non ! Ce n’est pas qu’il perd la tête, chers amis… ou qu’il manque de souffle, c’est simplement qu’il insiste pour que sa phrase répétée soit méditée la semaine entière. Attention il peut y avoir des questions sur le sujet !
Autre surprise, le Père Simon, qui a une mémoire d’éléphant, (ne voyez pas dans cette remarque quelque malice de ma part), se prend à chanter au milieu de ses homélies, de façon inattendue, et de nombreux chants africains qu’il connait par cœur. Au début c’est évidemment très surprenant, cela même réveille ceux qui se sont assoupis dans l’église, ce qui n’est pas inutile vous en conviendrez. Parfois il chante en Lingala, une des langues congolaises, mais si la surprise est forte, ces chants sont très beaux et très touchants. Ce sont en fait des chants magnifiques qui expriment une Foi divine. Ces chants-là sont magiques pour élever l’âme.
Et puis j’en arrive à un point sur lequel vous serez sans doute absolument sidérés, car, aussi, dans ses homélies le Père Simon, comme à la sortie d’un bois, fait entrer en scène écoutez bien « des crocodiles… ». N’ayez pas peur…
C’est effectivement surprenant mais je vais essayer de vous donner quelques clefs pour en comprendre l’utilité. En Afrique le crocodile, c’est autant la force que la sagesse, la prudence que l’idée du péché qui rode, ou que la règle du bon sens qu’il faut savoir appliquer, pour éviter les embûches… C’est un emblème. Le crocodile dans la mangrove qui attend le pêcheur (aux deux sens du mot), au tournant, l’air endormi, les yeux mi clos, prêt à bondir, c’est une image de l’enfer. Ne vous en approchez pas de trop près et en aucun cas…
Cela se traduit en maximes… par exemple
« On ne se moque pas du crocodile avant d’avoir traversé la rivière ». Autrement dit, méfiez vous de la tentation jusqu’à ce qu’elle se soit bien éloignée de vous…
Une autre
« Le crocodile qui mange son jeune est un mauvais parent ». Cela veut dire on s’en doute, occupez-vous de vos enfants avec amour…
Pour éviter les dérives du bon sens et la méfiance des esprits trompeurs en voilà une troisième :
« Si vous voyez un tronc qui flotte dans le fleuve et qui remonte le courant, et bien ce n’est pas un tronc, mais c’est un crocodile ». Car évidemment un tronc ne remonte jamais le courant…
Puis…
« Le crocodile, se cache sous l’eau mais son ombre est visible du rivage ». Dit à l’occidentale, « les actions cachées finissent toujours par se révéler. »
Et enfin pour garder espoir quoi qu’il arrive et au-delà du danger :
« Celui qui voit un crocodile vivant sait qu’il n’est lui-même, pas encore mort ». Voilà !
J’espère chers amis que tout ces enseignements vous seront bien utiles… Quant à nous bien-sûr, eh bien, plus personne ne va désormais nous parler des crocodiles et croyez-moi nous allons vraiment le regretter.
Enfin je voudrais évoquer avec vous une énigme, qui je crois, n’est pas encore résolue à ce jour…Et qui pourrait vous interroger. Le Père Simon est un spécialiste de Sainte Rita, c’est sa Sainte préférée, même si nous l’avons un peu orienté vers sainte Thérèse. Comme vous le savez, Sainte Rita est la sainte des causes perdues ou désespérées. Alors Pourquoi nous a-t-on envoyé il y a dix ans un spécialiste des causes désespérées ?
Je vous laisse méditer sur ce point …
Mais, sachez-le, si on vous envoie le Père Simon, c’est qu’il y a surement une bonne raison… ?
En tout cas mes bien chers Frères (et Sœurs), nous ne voulions pas vous laisser dans l’ignorance, et après tous ces conseils si vous n’avez pas compris écouter bien cette dernière maxime :
« Il ne sert à rien de verser des larmes de crocodile, elles ne mouillent pas la rivière »
Autrement dit, ne vous plaignez pas, vous aurez été prévenus….
Chers frères et Sœurs, veuillez je vous prie accepter avec ces conseils mes sentiments les plus fraternels….
Donc Père Simon tu es attendu…
conclusion
Maintenant, Cher Père Simon, j’espère qu’avec le temps tu me pardonneras ce courrier bien maladroit à ta future paroisse, mais je suis sûr que tes paroissiens comprendront assez vite le côté espiègle de ce genre de propos qui ne veulent en réalité que dire l’amitié profonde, indéfectible, qui est la nôtre pour toi et que tu as conquise par ta Foi, ta gentillesse, ton attention aux autres, ici même.
Bien sûr nous regretterons aussi l’absence de crocodiles dans les homélies de ton successeur, mais en vérité nous sommes affectés bien au-delà de ces côtés anecdotiques et par un bien plus grand chagrin.
Tu nous quittes… C’est douloureux et pour nos cœurs une désolation. Tu as fait le job, tu as été un curé formidable. Tu as été, ta modestie dusse-t-elle en souffrir, un curé hors pair, qui aura marqué la paroisse de Saint Martin de l’Isle Crémieu, pour très longtemps, mais aussi, la ville même de Crémieu et tous ses environs. Tu es devenu une personnalité locale qui aura marquée son temps, sans oubli possible. Et nous voilà, il semblerait assez désemparés et assez seuls…
Mais ce serait oublier ce que tu nous as légué. Tu nous as donné un héritage sans prix, un trésor incomparable, puisque l’enjeu en est « la vie éternelle », donné l’exemple d’une Foi sans faille, d’une confiance sans limite, donner de l’enthousiasme et l’envie de relever ce défi de nous laisser aimer par Dieu et de partager son Amour avec les autres. Nous allons essayer de faire en sorte de ne pas gâcher ce que tu nous auras apporté.
Car nous avons aussi la très grande chance qu’un nouveau curé réputé, vienne te succéder et qu’avec lui le très cher père Albert reste avec nous, ainsi que notre fidèle Jean-Luc Peillon. À eux-trois, nous n’avons pas de doute sur notre avenir…tu pourras je crois être fier de nous.
Alors comment ne pas être infiniment reconnaissant à Dieu, du don qui nous a été fait de t’avoir eu parmi nous cher Père Père Simon, durant ces années bénies. Et le mot « donné » n’est pas de trop, tant, tu auras tout fait pour ta Paroisse, tes paroissiens, et ceux que tu auras convertis et qu’attestent aujourd’hui les foules qui viennent souvent désormais à la Messe.
Oui, « Au revoir Père Simon », mais aussi » à Dieu » (en deux mots), puisque c’est « Lui », le Seigneur, qui nous a engager dans la course, et donc uni avec toi ici même, pendant dix ans…
Mais aussi désormais pour toujours….
Au nom de la Paroisse…
Seigneur Merci
Père Simon Merci
Thierry Palluat de Besset
Et maintenant j’au trouvé une perle une prière que le Père Simon pourrait facilement faire sienne, elle est de Saint Jean XXIII
Je vous la lis, écoutez bien, elle s’appelle « rien qu’aujourd’hui »
Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.
Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.
Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.
Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.
Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.
Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.
Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.
Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement — même si les circonstances attestent le contraire — que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.
Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté. Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.
Ainsi soit-il.
Merci père Simon.




