Péleriner dans le Nord Isère avec Notre Dame de la Salette

Le départ

Il y a tout juste une semaine, je me préparai à partir pour 4 jours de pèlerinage ; un pèlerinage proposé par le diocèse, avec Notre Dame de la Salette. Il s’est déroulé en grande partie dans notre paroisse : St Martin de l’Isle Crémieu. Nous avions rendez-vous jeudi 2 Mai à l’église de Crémieu pour prier les Laudes, puis le sac sur le dos et les bâtons à la main nous avons pris notre chemin en direction d’Optevoz.

Quelques kilomètres en plus, mais de bons souvenirs

Ce premier jour, nous devions commencer en douceur avec 20km au programme mais nos guides ont trouvé notre niveau de marche correct et nous en ont fait faire 7 de plus (en réalité, vous l’aurez compris, il s’agit d’une erreur d’orientation qui nous vaut de bons souvenirs) !
Le second jour nous sommes donc partis d’Optevoz pour Vignieu (25,5km) puis le samedi nous avons rejoint St Savin (25,6km). Partis de St Savin le dimanche évidemment, nous avons regagné notre point de départ : Crémieu avec pas moins de 18km.
Nos journées étaient bien remplies puisque nous nous levions tôt pour nous rendre aux Laudes ; et rythmées par des temps de marche (parfois en silence), de rencontre, de prière (Laudes, Messes et Vêpres) mais aussi d’enseignement.
Un prêtre Saletin nous a raconté l’apparition de la Grande Dame à Mélanie et Maximin notamment et nous avons pu échanger avec des laïcs de la Salette qui nous avaient fait l’honneur de marcher avec nous le temps d’un après-midi.
Ce ne sont pas les seuls d’ailleurs car des paroissiens de St Martin ont aussi cheminé avec nous à plusieurs reprises, l’occasion pour moi de faire de belles rencontres.

Ce que je retiens

Ce que je retiens surtout de ce pèlerinage c’est que dans tous nos lieux de passages (églises, abbatiales, chapelles,…) nous avons toujours été formidablement accueillis par des paroissiens par leur présence et leurs attentions (chauffage des lieux car nous n’avons pas eu tous les jours très chaud, confection de collations et service de boissons).
Merci donc à la paroisse St Martin de l’Ilse Crémieu (Crémieu, Leyrieu, Vernas, Hières sur Amby, Optevoz, Siccieu, Cozance, Trept, Moras), à la paroisse St François d’Assise (Salagnon, St Chef, Ruy, Montceau, Demptézieu, St Savin) et à la paroisse St Pierre du Pays des Couleurs (Vignieu).
Ce pélé m’a permis de lâcher prise à un moment de ma vie où j’en ai grand besoin et de me laisser porter par ce petit groupe d’une quinzaine de personnes dans lequel j’étais de loin la benjamine. Je suis ravie de ces quelques jours passés entourée de nouveaux visages, des visages qui aujourd’hui me manquent déjà mais que j’aurai grand plaisir à retrouver sur d’autres évènements diocésains.

Miracles de Jésus, mythes ou réalité ?

26 Mars 2019

Je ne vais pas rédiger un compte rendu méthodique et précis de cette matinée du 24 Mars à Chamagnieu. Je laisse cette lourde et difficile mission aux intelligents, aux organisateurs, aux instruits, à ces personnes dévouées dont les actes m’impressionnent au plus haut point et force mon respect et mon admiration.

Émilie

Donner sans compter

Je parle de ceux qui servent le café avec un sourire sans faille, ceux qui prêchent, qui mènent les débats, qui lisent un texte avec ferveur et sans trembler, qui chantent dans la chorale. Bref, ces personnes qui s’investissent corps et âme dans leur foi, pour leur prochain, pour Dieu.
Alors ce ne sera pas un témoignage rangé et méthodique, veuillez me pardonner.

Ici je ne ressens pas de jugement

Ce jour-là, j’ai entendu dire « Ici je ne ressens pas de jugement. » C’est ce que je retiens de cette matinée.
Nous prenons un café, un croissant, et puis nous regardons une projection sur la vie de Jésus.
Alors soyons honnêtes : Le débat qui suivit ce film n’est pas simple, car chacun est dans un stade de sa foi bien diffèrent mais au final le message passe, chacun s’écoute car nous partageons les mêmes valeurs et la même parole. Vous tous, que vous soyez fervents ou un peu réticents, votre présence ici témoigne de votre soif de Dieu, et c’est absolument splendide.

Le Père Cyril a la voix qui porte

L’heure de la messe arrive, et quoiqu’il advienne : Ces enfants qui préparent leur communion, les voir c’est comme recevoir un acte de foi, et vos visages a tous sont divinement humains : c’est toujours ma plus belle vison. Le père Cyrille, et le père Simon ont la voix qui porte, toujours mots qu’il faut, et cela résonne hautement.

Un repas dans une communauté catholique

Et je terminerai sur notre repas ensemble :
Si vous connaissez la joie de vivre un repas en famille, alors voici la joie de partager un repas dans une communauté catholique. Dans la joie simple, le respect, et l’humour.

Être chrétien en 2019 n’est pas une épreuve

À ma gauche, la conversation est appropriée pour moi : elle porte sur des problèmes et questions simples du réel et de la vie… Mais ne vous méprenez pas sur la simplicité de ces échanges car ils portent énormément de fruit et apportent de belles réponses. Dieu est là dans cette simplicité, dans cette foi d’enfant que je suis encore, dans ces conversations de tous les jours.
À ma droite : un groupe de personnes que j’estime être plus instruites que moi, mènent un débat à propos de théologie, de vie dans l’Eglise, d’évangile, de foi dans le monde, et de voyages.
Je suis tiraillée entre chaque côté.
Car chaque côté est passionnant. La simplicité et l’instruction, le réel et l’expérience, et sans le savoir vous vous complétez magnifiquement.

Je m’étais imaginée qu’en 2019 être chrétien c’est une épreuve.
C’est faux. J’en ai eu la preuve à travers vous tous car Dieu vous porte magnifiquement.

C’est beau une communauté.

Merci.

« J’ai passé une journée agréable avec beaucoup de convivialité. C’est très sympa de rencontrer des personnes que je ne connais pas, merci à l’équipe paroissiale »

Kelly

Rendons grâce à Dieu pour ces beaux moments d’échanges autour du thème miracles, mythe ou réalité ?

la retraite à Belmont-Tramonet

26 janvier 2019

La mission ce n’est pas une option

L’enseignement du père Corneille découlait des orientations pastorales du diocèse lancées par notre évêque à la Salette en septembre 2018 :
Le but est devenir une communauté rayonnante de disciples missionnaires. 

LE MODÈLE DE COMMUNAUTÉ


Le modèle de communauté chrétienne se trouve dans les actes des apôtres « tous ceux qui avaient cru ». Écouter la parole de Dieu n’est pas une option mais une urgence.

Disciple se dit en grec « apprenant » Le Christ nous demande : de toutes les nations faites des « apprenant » … de génération en génération. Tout apprenant est missionnaire.
Deux lieux sont importants et complémentaires : le temple (lieu de prière de toute la communauté, prière universelle) et les maisons (lieu domestique, expression de la joie)

LES FRATERNITÉS LOCALES

D’où la création des fraternités locales incontournables pour la croissance et la vitalité de nos communautés.

Nous nous sommes ensuite interrogés sur la manière de sortir d’une pastorale de prestation de service (ex les demandes de baptême) à une pastorale d’intégration.
Celui qui a entendu l’annonce de la parole du Christ, qui y a cru et qui désire la mettre en pratique fait de lui un chrétien.
J’ai été interpellé par la question « quel est le sens d’un baptême célébré sans aucun lien avec la communauté chrétienne ? »

Puis nous avons abordé la démarche du catéchumène mais j’ai essentiellement retenu que : L’itinéraire est une démarche organisée par étape, tandis que le cheminement est « le processus de transformation que vivent les personnes lorsqu’elles parcourent les étapes d’un itinéraire. »

En résumé :
Que les chrétiens de chaque village, ou de chaque quartier commencent à se retrouver dans leurs maisons pour prier ensemble autour de la Parole de Dieu. Le résultat n’appartient qu’à Dieu !

CATHERINE

Seigneur nous te remercions pour cette belle journée de rencontre, de partage, et d’amitié, pour tout ce que nous avons pu voir et entendre, pour toutes ces paroles qui enrichissent notre esprit. Amen Carine

Vœux de la paroisse

11 janvier 2019

Le 11 janvier, le Père Simon et le Père Cyrille, présentaient leurs vœux aux paroissiens. Quelques mots et quelques diapos pour présenter le projet paroissial suite à l’assemblée générale de la paroisse qui a eu lieu dans l’église de Crémieu le 24 mars 2018. Vous pouvez avoir plus de détails sur ce projet en cliquant sur le lien « projet paroissial ».

Les paroissiens étaient ensuite conviés à fêter la nouvelle année en dégustant le sympathique buffet où certains ont pu être couronnés.

Ephata ! Fest’ 2018

1, 2, 3 et 4 novembre 2018

Dans le cadre du synode des jeunes, l’évêque du diocèse de Grenoble-Vienne ; Monseigneur de Kérimel, a souhaité entendre la voix de la jeunesse iséroise. C’est ainsi que le projet Ephata ! Fais entendre ta voix a été créé.

Un an après l’Assemblée Diocésaine, la Basilique du Sacré Cœur accueillait 650 jeunes pour Ephata ! Fest’. Ce festival est venu clôturer cette année de consultation de la jeunesse.
C’était quatre jours durant lesquels les jeunes du diocèse âgés de 12 à 35 ans ont été invités à aborder différents thèmes :

« Tous appelés » : en ce jour de La Toussaint, l’évêque nous fait savoir que nous sommes tous appelés sur un chemin de bonheur et de sainteté avec le Christ. Mais qu’être un Saint ne signifie pas avoir une vie parfaite mais atteindre son but malgré les épreuves rencontrées ; c’est vivre une vie d’Amour avec Dieu, mais avons-nous envie d’y répondre ?

« Tous blessés, tous relevés » : pour ce deuxième jour nous nous sommes mis à l’écoute de nous même afin d’identifier et reconnaître nos faiblesses, nos difficultés ; et nous avons été invité à les accepter tout en acceptant la miséricorde du Père. L’après-midi, sous forme d’ateliers dans la ville de Grenoble ; nous avons été attentifs aux plus fragiles de la société (ex : chants et danses à la maison de retraite, visites des malades à l’hôpital, cuisine avec des personnes en situation de handicap,…).

« Tous envoyés » : nous devons remplir notre mission de chrétien = témoigner de notre joie d’être chrétien = évangéliser. Nous devons nous ouvrir aux autres, car « un chrétien seul est un chrétien mort ! » Alors que cela peut en impressionner certains et en mettre à l’aise d’autres ; nous apprenons que chacun, selon ses compétences et son charisme ; répond à une forme d’évangélisation (ex : témoigner, se mettre au service de,…). L’après-midi quelques jeunes ont pratiqué au travers de leurs ateliers (ex : cirque sur le parvis de l’église, évangélisation de rue, chants et street art devant la cathédrale,…).

« Tous engagés » : nous jeunes, nous devons maintenant que nous sommes de retour dans nos paroisses, nous engager, prendre notre place dans l’Eglise ; faire entendre notre voix ! « Ne ralentissez pas votre élan ! » Rm 12,11.

Huit jeunes de l’aumônerie ALPOCA (paroisses de Saint Martin de l’Isle Crémieu et de Sainte Blandine de Bourbre) ont eu la chance de participer au festival ; accompagnées de deux animatrices et d’une jeune adulte. Voici leurs témoignages :

« Durant les vacances de la Toussaint, je me suis rendue avec mon aumônerie au festival Ephata ! J’ai eu l’occasion d’écouter les témoignages de personnes porteuses de la trisomie 21, de Coexister et bien d’autres encore. De nombreux messages d’espoir et de tolérance. J’ai également participé à des ateliers comme vivre une situation de handicap et faire du street art, ce fut des excellents moments, avec un bon esprit et une cohésion incroyable malgré le fait que nous ne nous connaissions que depuis quelques heures ! Un bon mouvement qui permettra peut être de faire rajeunir l’Eglise ! »

Oriane (terminale)

« Super week-end très émouvant avec surtout de magnifiques rencontres et des moments inoubliables. Je pense que ce festival a vraiment changé ma vision sur la religion chrétienne et surtout sur la prière. »

Chloé (seconde)

« -Personnellement j’ai fait d’excellentes rencontres, je ne m’attendais pas à ce que ça soit comme ça. Un soir, lors d’un repas j’étais avec des personnes que je ne connaissais pas et en fait on a bien parlé. Elles étaient scouts, elles m’ont expliqué le fonctionnement, ça m’a bien plus parce que c’était une autre façon de communiquer et de faire de nouvelles rencontres. J’ai eu la chance d’avoir une famille d’accueil exceptionnelle, la dame était très maternelle ; j’avais quand même laissé ma maman donc c’était bien d’avoir une petite maman en plus… Les temps de frat’ je crois que c’était les meilleurs moments, on a pu partager nos opinions, personne n’était mis de côté. Les ateliers m’ont tous plu sauf un où il fallait parler de sa foi dans la rue, je n’ai pas vraiment aimé. Sinon j’ai eu un témoignage d’une personne qui expliquait comment Dieu a fait pour le libérer de la drogue ; ça m’a vraiment touché. Au moment du départ j’avais plus envie de partir. »

Marie (troisième)

« J’ai aimé participer à la réalisation de bannières, j’ai ainsi appris l’histoire des Saints patrons des paroisses et la procession dans les rues de Grenoble était magnifique ; beaucoup de têtes se sont retournées sur notre passage, c’était marrant. D’autre part les veillées de louange, artistique ou d’adoration m’ont beaucoup touché. Je suis heureuse d’avoir pris du temps pour Dieu, pour les autres et pour moi. Ma foi en ressort différente car les échanges en petites frat’ m’ont permis de dédramatiser certains aspects de ma vie : quel sens donner à ma vie ? Quels sont mes talents ? Comment les mettre au service de Dieu pour le bonheur des autres et le mien ? Tant de questions sur lesquelles je commence à me pencher. Alors chers paroissiens, aidez-nous à ne pas ralentir notre élan ! »

Manon (jeune pro)